c'est dingue de se faire avec les mots comme ça, de me faire avec les mots comme ça sort comme ça et ça me fait tellement de se faire comme ça avec les mots, tellement ça sort comme ça à la chaîne à se suivre qui fait pan qui fait tellement de se faire avec les mots qui sortent comme ça, je me tue, je me tue avec les mots pan ça me tue avec le bruit du mot, le bruit du mot me tue et le bruit sort de moi et moi je me tue mais pas tout seul, je me tue avec les mots qui sortent de moi mais les mots qui sortent de moi ne viennent pas de moi ne viennent pas dedans moi dedans moi y'a pas de je me tue, y'a pas de bruit du mot qui je me tue avec le bruit du mot qui fait pan, le mot fait juste que sortir, il est juste quelque chose qui sort, il sort, c'est tout, il sort juste et pan, pan c'est le mot qui sort mais pas tout seul, il est pas tout seul pour faire pan, il sort pas tout seul le mot, il est pas tout seul à sortir tout seul il sort pas tout seul, alors il sort pas tout seul le mot, il sort en tir avec des autres, il a des autres avec qui y se marre tellement des autres des fois ça me fait plus rire à aller chercher, à détruire, à attendre, et ce qui se passe là maintenant c'est ce que tu fais de la boucle et du fil chaque matin, l'épuisement d'avoir avalé ta chouette où tu faisais le tour, à rencontrer c'était toi dans ta nuit, dans ta peur, pleines d'évidences, et tout d'un coup en pleine nuit quand je le retrouve je sais ce que ça me fait, une vague de lassitude juste avant de plonger dans ce que ça me fait, de l'accepter ou pas. et en l'acceptant de comprendre ce que c'est. c'est la confiance en me disant la fragilité dans quelque chose avec ses épuisements et ses doutes dans ton besoin de retourner vers une écoute de toi. d'y prendre la mesure de ce que tu vis. ça c'est ton mouvement qui est un moment du mouvement