Tu observes la lumière, la lumière du soir qui vient caresser murs, porte et feuillage. Tu ne l'observes pas, elle demande de l'inattention, elle ne demande rien, elle est distraction. Elle détend cet instant, le détend et le prolonge en ombres douces. Et ton regard tes pensées, ton souffle long, s'allongent de l'embrasser, de divaguer dans ses sinuosités simples, ses enlacements, ses caresses en nappes de fraîcheur.
Tu t'es laissé retrouver par le bel ennui, compagnon d'une attente sans objet, et les bruits d'autour sont une musique sans partition, jusqu'à la première brise du crépuscule, jusqu'au premier frisson.