Papa m'a fait hurler au téléphone
Pattes de sable qui serpentent s'insinuent se diffusent, sifflement de la mer qui suinte les rochers
des derniers examens de Catherine
l'écume se retire douce et caressante, grondement de galets entrechoqués et roulés, ressac giclant en gerbes gouttelantes, lèvre de vague qui s'élève et semble en suspension
le lapsus de dire « chimio »
bruit bas du bulbe marin, s'assourdit, culmine, jaillissant et s'affale, souffle rauque, se serre et se tend
qui était provoqué à retardement par le
inspire et expire se détend, se fait caressant à nouveau, sinueux langoureux
et l'angoisse
te respire et te sent te serre doucement, et suit les contours les détours, tes yeux ton visage ton cou tes épaules, tes seins et ton ventre, tes hanches et tes cuisses et tes jambes et tes pieds, inlassablement
26-02-2008, tout ce que s'échapper veut et chacun des jours qu'on a éteint le glissement : [se serre et se tend] = [se terre et te sent], l'inversion, l'acharnement décharnement, le coup de bobine, la ficelle avec le désir et la mort, et la peur qui disparaît quand ensemble tu jouis avec l'autre
Tout ce que les épuisements, les occupations, ne sont pas arrivés, tout ce que ne veut plus dire veut encore dire, la lenteur, y aller ou pas, est encore là, ne sauve rien, ne répare rien, peut être simple, était un seuil sans clé, n'est qu'une porte à franchir,
et l'on entre dans un jardin, où l'on se met à manger des fleurs, et aux goûts appris se mêlent d'autres saveurs